En replaçant l’humain au coeur de leurs stratégies, certaines entreprises dessinent les contours d’un management plus proche des aspirations des salariés. Fidéliser les talents en leur facilitant la vie de bureau est peut-être l’une des clés du bonheur au travail…

Toujours plus, toujours plus vite. Tel est le diktat de nombreuses sociétés. Pourtant, certaines semblent chercher un souffle nouveau en prenant en compte non pas la rentabilité à tout prix, mais la bienveillance à tout moment au sein de l’entreprise. A la clé ? des collaborateurs plus sereins, plus heureux, et donc plus productifs !

Après la question de la gestion des risques psychosociaux en entreprise, place à la problématique du RSE, responsabilité sociétale des entreprises et au bien-être au travail.

Sans entrer dans un débat philosophique sur la définition du bonheur, partons du postulat que le bonheur au travail se décompose en plaisir, réussite et aspiration, comme l’énonce La Fabrique Spinoza, le think-tank du bonheur citoyen.

GREAT PLACE TO BE : LES ENTREPRISES OU IL FAIT BON TRAVAILLER

Le bonheur au travail se mesure ! Depuis les années 90, l’institut Great Place to Work® développe une méthodologie et des modèles d’études pour établir des classements des entreprises où il fait bon vivre à travers le monde.

Les recherches annuelles de Great Place to Work® sont fondées sur des données issues de plus d’une dizaine de millions de salariés dans 50 pays, représentant environ 6 000 organisations, tous secteurs, tailles et structures confondus.

Les entreprises où il fait bon travailler s’articulent autour des relations quotidiennes vécues par les employés, et non autour d’une liste de programmes et d’avantages.

Du point de vue du manager, une entreprise où il fait bon travailler est un lieu où il atteint ses objectifs organisationnels avec des employés qui donnent le meilleur d’eux-mêmes et qui travaillent en équipe dans un environnement basé sur la confiance.  

Résultat de ces études : les meilleures entreprises des classements sont deux fois plus performantes que le marché en général.

UN NOUVEAU MOUVEMENT : LES PASSEURS DU BONHEUR AU TRAVAIL

Les passeurs du bonheur au travail se regroupent autour de la mission suivante : « Agir ensemble pour plus de bonheur au travail ».

Cette communauté solidaire et bénévole permet ainsi de rassembler toutes les personnes attentives au bonheur au travail et de leur donner les moyens de contribuer à la transformation durable des organisations, pour faire du travail un facteur de bien-être et d’épanouissement.

Pour eux, le bonheur au travail résulte de la conjonction de différents éléments permettant :

  • de vivre des relations harmonieuses ;
  • d’éprouver au quotidien des émotions positives (plaisir) ;
  • d’utiliser ses qualités et compétences (accomplissement) ;
  • de se sentir utile (sens).

(d’après Tal Ben-Shahar, L’apprentissage du bonheur)

Chacun peut devenir un passeur du bonheur au travail, quels que soient la taille de son entreprise et sa fonction. Par sa posture bienveillante et positive, son écoute, il contribue à un management respectueux du rythme et des compétences de chacun.

UNE NOUVELLE FONCTION : CHIEF HAPPINESS OFFICER

Etre un Chief happiness officer, c’est faire en sorte que les salariés aient le meilleur environnement de travail possible. C’est aussi mettre en place la structure en fonction des aspirations des collaborateurs.

Au quotidien, il veille aux aspects suivants :

  • le cadre : l’environnement, la rémunération, le sentiment de sécurité ;
  • les valeurs humaines : l’éthique et les relations ;
  • le travail en lui même : les tâches à réaliser, l’organisation, le management…

Si cette nouvelle fonction vous questionne, rendez-vous régulièrement sur le “ Chief happiness officer blog“.

MAIS POURQUOI LE BONHEUR AU TRAVAIL ?

Le bonheur doit être visé en tant que tel et non uniquement comme un levier de performance. Ce bien-être au travail permet d’être ouvert, à l’écoute et plus créatif.

Il contribue à une meilleure communication car les salariés sont alors moins stressés…. et l’entreprise est alors plus performante !

Selon Laurence Vahnée dans son ouvrage “Happy RH” (éditions La Charte), un salarié heureux est :

  • 6 fois moins absent qu’un salarié malheureux ;
  • 2 fois moins malade ;
  • 9 fois plus loyal ;
  • 50 % plus créatif.

Au final, le bonheur semble possible en entreprise. Mieux encore, la performance est boostée par ce bien-être individuel et collectif au travail. En organisant des temps conviviaux en équipe, en privilégiant les échanges directs, en étant plus à l’écoute, RH, managers et salariés contribuent à un quotidien professionnel placé sous le signe de la confiance et du partage.

Sur la page de notre communauté Facebook, venez témoigner de votre bonheur au travail !