Né en 2004, le slow management vise à développer une nouvelle approche managériale centrée sur le bien être, remettant chaque individu au coeur du développement de l’entreprise.

L’Eloge de la lenteur est l’un des ouvrages emblématiques de Carl Honoré, précurseur du Slow movement. Il ne prône pas de tout faire au ralenti, mais plutôt de trouver la juste vitesse pour chaque action dans ce monde qui semble accélérer son rythme sans fin. Profiter de chaque instant avec l’intensité qu’il mérite, voilà un leitmotiv séduisant !

Directeur du Groupe Grenoble Ecole de Management, Loïck Roche décline cette philosophie de vie au management en entreprise. Pour lui, “le slow management ne consiste pas à aller moins vite, et donc à prendre du retard. Au contraire, il consiste à accepter de faire un pas de côté pour se positionner dans la bonne direction, de manière réfléchie, acceptée et pérenne. Le Slow management permet d’atteindre plus vite une performance durable. Pour cela, il faut que les hommes et les femmes se sentent bien dans leur travail.” (entretien Apec RH – 2015).

LES PRINCIPES DU SLOW MANAGEMENT

Construit en opposition au fast management qui est dominant dans le système managérial actuel, le slow management mise sur une plus grande implication de chacun pour une entreprise performante.

Selon Loïck Roche, “le Slow management ambitionne de remettre véritablement les hommes et les femmes au centre des organisations. Le Slow management, c’est travailler avec les hommes et les femmes avant de viser la performance. C’est le temps que le manager va savoir “perdre” pour le salarié, qui va montrer à ce salarié son importance, pour soi en tant que manager et donc pour l’entreprise.”

Aller à la rencontre des autres, redonner du sens au travail, donner des signes forts de reconnaissance, redonner l’espoir d’un futur qui sera désirable sont les lignes directrices du Slow management.

Ainsi, la performance peut être compatible avec le bien être des individus en entreprise ce que de nombreuses organisations semblent avoir perdu de vue. Le burn-out est hélas l’un des symptômes de ce “toujours plus, toujours plus vite” qui se fait au détriment de l’humain.

Le pari du Slow management est de “perdre du temps” pour être plus performant.

 

COMMENT VOUS METTRE AU SLOW MANAGEMENT ?

Pour rendre votre quotidien au travail plus “slow”, voici quelques principes à développer au sein de votre équipe :

  • Etre à l’écoute de chacun
  • Fédérer autour d’un intérêt commun
  • Développer les prises d’initiative
  • Booster l’estime de soi
  • Mettre en place un indicateur du bonheur.